Archive pour décembre 2007

A envisager !

Mercredi 26 décembre 2007

Article de la Dépêche du Midi du 18 juin 2007

Non Monsieur le journaliste, la malheureuse petite victime n’a pas été dévisagée : elle a été défigurée !

Est-il raisonnable d’envisager qu’éventuellement un journaliste connaisse assez le vocabulaire pour ne pas écrire de telles sottises, peut-être avec une autre configuration de formation ?

Dévisager n’est que porter un regard attentif mais défigurer c’est abîmer, meurtrir……..

Défigurer, c’est détruire l’identité d’un visage, parfois d’un regard, toujours d’une personnalité.

Les égyptiens l’avaient bien compris, qui défiguraient les représentations de leurs prédécesseurs pour mieux les priver d’une éventuelle renaissance.

Nos valeureux soldats de 14-18, revenus « gueules cassées » n’ont pas été que dévisagés ; défigurés par l’atrocité des combats, avec le visage, ils ont perdu le reflet de leur âme.

…et si un jour, vous m’étiez présenté, je vous dévisagerais, juste pour voir la figure… du « journaliste » que vous croyez être.

Alain Bonnet

Nourrir la planète avec des mots

Mercredi 12 décembre 2007

Le site (en anglais) freerice.com propose de venir en aide à ceux qui souffrent de la famine. Vous devez répondre à une question (en anglais). A chaque bonne réponse, des grains de riz sont donnés aux populations sous l’égide des Nations Unies et du Programme Alimentaire Mondial. Ce site est financé par de la publicité : Apple, Toshiba ou American Express sont parmi les premiers annonceurs de ce site. Le 9 novembre dernier, le Centre des Nouvelles de l’ONU a annoncé que la quantité de riz recueilli était suffisante pour nourrir 50 000 personnes pendant un jour. Lancé le 7 octobre 2007, ce site a doublé ces chiffres aujourd’hui et atteint 200 millions de grains de riz. Des esprits chagrins se soucieront de l’éthique de cette méthode : jouer sur internet pour nourrir les plus démunis… Mais ça marche.

Du bon et du mauvais usage d’Internet

Mercredi 12 décembre 2007

L’information collaborative sur le net

Et si on parlait de ces blogs dans lesquels le dernier quidam venu peut se permettre de diffuser des éditos-informations, quelquefois écrits-rumeurs aux limites de la désinformation, sinon de la diffamation. Ou de ces « sites » Internet modifiables par le premier « fustigeur » assez audacieux pour réécrire l’histoire.

Une étude intéressante a été menée par 5 étudiants du master de journalisme de l’Institut d’études politiques de Paris (voir les conclusions de cette enquête) sur la célèbre encyclopédie en ligne Wikipédia (www.wikipedia.fr).

On pourrait résumer les résultats de leur étude ainsi :

  • articles souvent écrits ou corrigés avec un objectif d’autopromotion,
  • les experts, les vrais spécialistes ne souhaitent plus ni écrire sur ce site : leurs articles sont tronqués ou modifiés, ni le consulter en raison de son manque de fiabilité
  • l’information n’est pas hiérarchisée selon son importance (l’article sur l’émission « La nouvelle star » est plus exhaustif que celui sur Jacques Delors !),
  • les corrections sont rares sur les articles les moins consultés et donc, des erreurs peuvent rester en ligne… un certain temps.

Toujours en cause, Wikipédia. Deux responsables politiques de l’Hérault ont dénoncé la mise en ligne de propos diffamatoires à leur encontre : voir l’article sur 01net. Là aussi, il est fait état du « flou juridique » entourant la publication en ligne. Il est grand temps que le législateur s’empare de ce dossier qui, à n’en pas douter, va s’alourdir en vue des échéances électorales qui s’annoncent début 2008.

Par contre, le Tribunal de Paris a donné raison à Wikipédia dans une affaire où trois hommes avaient porté plainte pour diffamation et atteinte à la vie privée. Le tribunal a jugé que la responsabilité de Wikipédia n’apparaissait pas avec évidence et que la notification des contenus incriminés devait se faire suivant une forme précise. C’est la forme qui a pris le dessus sur le fond. Voir l’article dans Agoravox.

Comme il est rappelé dans cet article de 01net, le problème est celui de la liberté et du difficile équilibre à trouver, à juger entre liberté d’expression et liberté individuelle. Ce genre de site laisse effectivement un libre accès aux contributeurs : c’est le principe du travail collaboratif en ligne. Force est de constater que parfois l’égo l’emporte sur les facultés à connaître ses limites. Ou bien, profitant du vide juridique, certains en profitent pour régler leurs comptes en toute impunité. Ainsi tout le monde peut devenir écrivain, journaliste, éditeur et être lu par des centaines d’internautes. Etre lu ? Oui. Mais pas totalement reconnu, puisque les contributeurs sont la plupart du temps cachés derrière des pseudos abscons.

Quelle est alors la validité et l’exactitude des informations diffusées ? Qu’en est-il du « droit de réponse » ?

« Le pire danger qu’il y a à tromper autrui, c’est qu’on finit par se tromper soi-même. »

Alain Bonnet

Diviser pour mieux régner : le « roi » Merlin

Samedi 1 décembre 2007

Outre le site institutionnel et de vente à distance, Leroy Merlin propose les articles du mois sur le site : http://www.lemoisdumust.com/. Animation, vidéo, 3D et musique branchée sont au rendez-vous. Le roi du bricolage s’étend sur la toile. On se souvient d’un site, hélas disparu maintenant, où des conseils étaient prodigués via des animations 3D et des vidéos. Leroy Merlin suit en cela la tendance d’avoir, autour d’un site principal, d’autres sites internet dédiés et où les créateurs peuvent se lâcher !