Archive pour la catégorie ‘Humeur’

La fin du journalisme amateur sur le web ?

Lundi 7 avril 2008

Comme le laissait présager la campagne pour l’élection présidentielle, et malgré des enjeux locaux, Internet a été un acteur important de la campagne des municipales.

Les blogs des candidats ont évidemment été en première ligne ; de qualité et de contenu variables ; pré-formatés par les services centraux des partis politiques ou utilisant des plates-formes communautaires de création de blogs. Pour ces derniers, coincés par les présentations proposées, le pire a souvent côtoyé… le pire ! Alors évidement, ce qui compte c’est le contenu et non la forme. Ah bon ? Et que diriez-vous d’un journal, d’une revue ou d’un livre mal imprimé ? L’achèteriez-vous ? Mais il est vrai que dans ce cas, c’est gratuit !

A côté des blogs « officiels » des candidats, sont apparus des blogs prétendus citoyens. Alors là, on se lâche ! Certains frisent la diffamation, l’atteinte à la vie privée ou tout simplement le colportage de ragots et la désinformation.
N’est pas journaliste qui veut ! Un journaliste, normalement, vérifie ses sources : il a les moyens de les vérifier ; il signe ses articles de son nom. Monsieur « Toulemonde » qui pianote depuis son salon en se délectant de la dernière vilenie colportée, souvent inventée, sur telle ou telle personne de la sphère politique locale n’a pas ces moyens. Et quand bien même il les aurait, il ne lui vient pas à l’idée que ce n’est peut-être pas l’exacte vérité. Mais qu’importe, puisque c’est écrit sous le couvert d’un « pseudo ». Intouchable donc !

Intouchable, dites-vous ? Pas tant que ça. Nous avons vu l’exemple d’un blog « citoyen » au contenu pour le moins subversif qui, un beau matin, n’était plus accessible. Et ne l’est toujours pas. En effet, vous l’aurez sans doute remarqué, mais certaines plates-formes de création de blogs, proposent en dessous des articles, un lien permettant de signaler un contenu abusif. Ce lien peut prendre différentes appellations : signaler un abus, alerter, signaler ce blog, etc. Il semblerait que ces « alertes » soient parfois prises en compte. Cela n’empêche cependant pas le bloggeur indélicat, dangereux virtuose de la rumeur, de recommencer sous un autre pseudo !

Même au sommet de l’Etat, on s’inquiète de la prolifération d’informations de toute nature diffusées sur les blogs. A tel point qu’un Monsieur « veille Internet » a été nommé pour surveiller ce qui circule sur la toile au sujet du président de la République: blogs, sites d’information, vidéos…

Ce qui, au départ avait été conçu comme un lieu d’échange, est devenu, aux yeux des auteurs, un espace d’influence. Du moins le croient-ils.

D’autre part, au vu des condamnations des hébergeurs, au prétexte qu’ils hébergent des sites aux contenus illégaux, mais dont ils ne sont pas les auteurs, il serait bienvenu que les autorités judiciaires se penchent sur ce problème de l’hébergement de « blogs citoyens ».

Dernièrement, un site a été condamné par le Tribunal de Commerce de Paris pour atteinte à la vie privée : ce site contenait un lien vers un blog sur les célébrités (les people !) évoquant une relation entre un acteur et une chanteuse. « Non, ce site ne peut pas se réfugier dans son rôle de simple hébergeur pour se dispenser de toute responsabilité éditoriale ». Mauvaise nouvelle pour les internautes amateurs de potins ! Il est vrai que cette décision est tout de même surprenante : c’est comme si l’on condamnait un libraire parce qu’il a en vitrine des revues qui portent atteinte aux bonnes mœurs.

Peut-être eut-il été plus logique d’imposer par la loi que l’identité véritable des auteurs soit accessible à tous les lecteurs, avec leurs coordonnées. Les personnes impliquées dans les articles pourraient ainsi contacter directement l’auteur. Et peut-être aussi que ces « journaleux » à la plume alerte quand ils sont anonymes réfléchiraient à deux fois avant d’écrire. Cela est déjà le cas pour les sites Internet par le biais des mentions légales. Pourquoi pas pour les blogs ? Ce serait imposer un début de civilisation dans la jungle des blogs.

Heureusement, Internet n’est pas que cette bouillie verbale infâme. C’est aussi un outil incontournable de communication, une encyclopédie géante, un moyen d’évasion et de culture dont nous essayons chaque mois, dans la Lettre P, de vous donnez un aperçu.

Alain Bonnet

Liens :

Base de données de la jurisprudence sur les blogs et Internet : Legalis
Veille juridique sur le web : Le Forum des Droits sur l’Internet
Un article intéressant sur les blogs et la jurisprudence : MEDIAF

Enfin libre (?)

Samedi 12 janvier 2008

« Le premier des droits de l’homme c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de penser, la liberté du travail. » (Jean Jaurès).
Au nom du droit à la liberté, nul n’a le droit de faire n’importe quoi. Car « le droit est l’ensemble des conditions qui permettent à la liberté de chacun de s’accorder à la liberté de tous. » E.Kant

« La liberté c’est le refus de faire ce qui est nuisible. » (A. Minkowski).
En France, pays de la liberté, fleurissent sur le net des blogs où, parfois, tous les coups bas sont permis. Les échéances électorales de mars n’y sont sans doute pas étrangères. Dommage en effet que diffamation, atteinte à la vie privée l’emportent souvent sur un fond par forcément inintéressant.

« Certains exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter. » (Söeren Kierkegaard).
Qu’ils préfèrent éviter ou dont ils ne sont pas capables ! Force est de constater que les écrits proposés ne relèvent pas toujours du journalisme dont certains se réclament. Heureusement, chacun a le droit, la liberté, et même le devoir de manifester sa désapprobation puisque tout bon hébergeur de blogs doit en donner la possibilité.

Le résultat d’une étude évalue à 30 millions le nombre de blogs qui resteront actifs sur les 100 millions que le net compte actuellement. On peut donc estimer que la publication de ce type de contenu est plutôt une réaction impulsive qui s’estompera au fil du temps. Autre remarque : la quantité impressionnante de blogs ne nuit-elle pas à leur visibilité ? Trop d’infos tue l’info.

Le choix entre la liberté d’expression et la liberté individuelle est un équilibre difficile à trouver. En ce qui concerne le net, aucun texte de loi ne régit ces publications ; et si l’on regarde ce qui se fait dans la presse écrite, ce n’est guère mieux. Il existe des journaux à scandales. Certains ont même mis au jour des malversations et sont comme un aiguillon de la République, un contre-pouvoir, un trublion, un « fou du roi ».

« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. » (Saint-Just)
Mais de quel côté sont les ennemis de la liberté ? Pire qu’une âme asservie est une âme habituée…

« Nous n’avons qu’une liberté, la liberté de nous battre pour conquérir la liberté. » (Henri Jeanson)
Ainsi, en Birmanie, la junte prétexte une « panne générale » pour priver le pays de communication avec l’étranger par Internet.

Au Pakistan, ce sont les téléphones mobiles qui eux aussi, victimes d’une « panne », sont réduits au silence empêchant les citoyens de communiquer entre eux.

En Syrie, les autorités ont bloqué Facebook, la plateforme communautaire de Microsoft, de peur d’une infiltration israélienne dans les réseaux sociaux syriens.

La communication devient muette : privation de liberté d’échanger.

En Colombie, Ingrid Bétancourt et de nombreux autres otages sont retenus par les FARC. Privation de liberté physique. Quand pourra-t-elle dire : « enfin libre » ?

Alain Bonnet

A envisager !

Mercredi 26 décembre 2007

Article de la Dépêche du Midi du 18 juin 2007

Non Monsieur le journaliste, la malheureuse petite victime n’a pas été dévisagée : elle a été défigurée !

Est-il raisonnable d’envisager qu’éventuellement un journaliste connaisse assez le vocabulaire pour ne pas écrire de telles sottises, peut-être avec une autre configuration de formation ?

Dévisager n’est que porter un regard attentif mais défigurer c’est abîmer, meurtrir……..

Défigurer, c’est détruire l’identité d’un visage, parfois d’un regard, toujours d’une personnalité.

Les égyptiens l’avaient bien compris, qui défiguraient les représentations de leurs prédécesseurs pour mieux les priver d’une éventuelle renaissance.

Nos valeureux soldats de 14-18, revenus « gueules cassées » n’ont pas été que dévisagés ; défigurés par l’atrocité des combats, avec le visage, ils ont perdu le reflet de leur âme.

…et si un jour, vous m’étiez présenté, je vous dévisagerais, juste pour voir la figure… du « journaliste » que vous croyez être.

Alain Bonnet

Du bon et du mauvais usage d’Internet

Mercredi 12 décembre 2007

L’information collaborative sur le net

Et si on parlait de ces blogs dans lesquels le dernier quidam venu peut se permettre de diffuser des éditos-informations, quelquefois écrits-rumeurs aux limites de la désinformation, sinon de la diffamation. Ou de ces « sites » Internet modifiables par le premier « fustigeur » assez audacieux pour réécrire l’histoire.

Une étude intéressante a été menée par 5 étudiants du master de journalisme de l’Institut d’études politiques de Paris (voir les conclusions de cette enquête) sur la célèbre encyclopédie en ligne Wikipédia (www.wikipedia.fr).

On pourrait résumer les résultats de leur étude ainsi :

  • articles souvent écrits ou corrigés avec un objectif d’autopromotion,
  • les experts, les vrais spécialistes ne souhaitent plus ni écrire sur ce site : leurs articles sont tronqués ou modifiés, ni le consulter en raison de son manque de fiabilité
  • l’information n’est pas hiérarchisée selon son importance (l’article sur l’émission « La nouvelle star » est plus exhaustif que celui sur Jacques Delors !),
  • les corrections sont rares sur les articles les moins consultés et donc, des erreurs peuvent rester en ligne… un certain temps.

Toujours en cause, Wikipédia. Deux responsables politiques de l’Hérault ont dénoncé la mise en ligne de propos diffamatoires à leur encontre : voir l’article sur 01net. Là aussi, il est fait état du « flou juridique » entourant la publication en ligne. Il est grand temps que le législateur s’empare de ce dossier qui, à n’en pas douter, va s’alourdir en vue des échéances électorales qui s’annoncent début 2008.

Par contre, le Tribunal de Paris a donné raison à Wikipédia dans une affaire où trois hommes avaient porté plainte pour diffamation et atteinte à la vie privée. Le tribunal a jugé que la responsabilité de Wikipédia n’apparaissait pas avec évidence et que la notification des contenus incriminés devait se faire suivant une forme précise. C’est la forme qui a pris le dessus sur le fond. Voir l’article dans Agoravox.

Comme il est rappelé dans cet article de 01net, le problème est celui de la liberté et du difficile équilibre à trouver, à juger entre liberté d’expression et liberté individuelle. Ce genre de site laisse effectivement un libre accès aux contributeurs : c’est le principe du travail collaboratif en ligne. Force est de constater que parfois l’égo l’emporte sur les facultés à connaître ses limites. Ou bien, profitant du vide juridique, certains en profitent pour régler leurs comptes en toute impunité. Ainsi tout le monde peut devenir écrivain, journaliste, éditeur et être lu par des centaines d’internautes. Etre lu ? Oui. Mais pas totalement reconnu, puisque les contributeurs sont la plupart du temps cachés derrière des pseudos abscons.

Quelle est alors la validité et l’exactitude des informations diffusées ? Qu’en est-il du « droit de réponse » ?

« Le pire danger qu’il y a à tromper autrui, c’est qu’on finit par se tromper soi-même. »

Alain Bonnet

Cyber-rumeur

Lundi 19 novembre 2007

Récemment un email envoyé à des milliers de destinataires mettait en garde les automobilistes à propos du système d’information sur le solde de points de son permis de conduire. Ce message recommandait de ne pas aller retirer ses codes d’accès à la préfecture pour se connecter à ce service en ligne.

En effet, devant un tribunal, l’argument le plus souvent mis en avant est le défaut d’information. Ce mail prétendait que les juges pourraient alors contrer cette parade et affirmait aussi que chaque consultation serait comptabilisée et enregistrée par une société spécialisée en informatique.

Les professionnels du secteur ont unanimement répondu que ces informations était de l’intox, une rumeur sans fondement.

Il y a un an environ, un autre message affirmait qu’en « payant plus » (mais qui ?), on pouvait éviter le retrait des points. Décidemment, le permis à points inspire certains internautes oisifs et… oiseux.

Un moyen simple pour tenter de vérifier la véracité de ces messages électroniques est de regarder l’adresse de l’expéditeur d’origine. Si elle est encore visible, car, évidemment, il vous est recommandé de faire suivre au plus grand nombre de personnes la « bonne nouvelle ». Si donc cette adresse est encore visible et que cet expéditeur ne fait pas partie de vos contacts habituels : MEFIANCE ! Ce sont souvent de fausses adresses.

« La force de la rumeur réside souvent dans l’imprécision de son origine ». May Livory

La rumeur peut aussi se loger dans les innombrables blogs qui fleurissent sur la toile. Le statut juridique flou de ce media en vogue ne permet pas toujours d’identifier le ou les auteurs la plupart du temps courageusement cachés derrière des pseudos.

Comme dans la société, la rumeur est un cancer de la cyber-communication.

Le meilleur moyen d’y couper court est de ne pas diffuser ce type de mail. L’effet escompté retombera comme un soufflet.

Alain Bonnet

Gratuit

Dimanche 21 octobre 2007

Le démarchage commercial par téléphone a pris un essor considérable : centre d’appel dans des pays à faible coût du travail, appel gratuit depuis un fixe, etc ne sont sans doute pas étrangers à cela.

Récemment, nous avons été contactés par une société européenne qui conçoit et vend des sites Internet ou plutôt devrions-nous dire qui fait fabriquer à la chaîne au Maroc des sites Internet. Cette société, généralement, propose le site gratuitement et vend « seulement » l’hébergement pendant une période d’engagement minimum.

Cet appel avait pour but de nous proposer un partenariat en commençant par un site interne gratuit ! Ce à quoi nous avons répondu que : un, nous avons déjà un site internet et deux, parmi nos activités, nous créons aussi des sites internet ! Réponse : « vous n’en avez-pas besoin d’un second ? ». C’est assez désarmant !

Et pour faire bonne mesure, on nous susurre que nos coordonnées ont été données par la Chambre de Commerce ! Une sorte d’authentification et de validation morale ! C’est un peu comme ces pubs reçues par voie postale : « M. X, vous êtes le seul du département à avoir été choisi pour recevoir ce superbe téléviseur à écran plat de 2 mètres de diagonale ».

Notre travail est notre passion et vice-versa. Quand nous construisons un site internet, quand nous concevons un film vidéo ou quand nous créons une plaquette, nous mettons toute notre énergie, notre savoir-faire au service de ce projet. Nous le vivons intensément. Nous sommes très attachés au respect du cahier des charges (pas de surprise avec des surfacturations : « ha ! mais ce n’était pas prévu ») et au respect scrupuleux des délais.

D’autre part, vous ne verrez jamais dans notre agence, des postes informatiques alignés dans un couloir et manipulés par des stagiaires qui, par définition, ne coûtent rien à l’entreprise. Nous prenons certes des stagiaires, environ deux fois dans l’année pour des périodes de 2 à 6 semaines. Jamais plus. Nous pensons avoir trouvé un juste équilibre pour donner à de jeunes étudiants en communication un moyen de valider leurs études et de faire un premier pas dans le monde du travail. Ainsi, Prodiris ne passera jamais d’annonce comme nous l’avons déjà vu, du style : « recherche stagiaire pour une durée de 3 mois pour le développement d’un projet web… ». Pas de main d’œuvre gratuite chez Prodiris.

Enfin, Prodiris possède toutes les licences des logiciels utilisés. Toutes les agences ne peuvent pas en dire autant !

C’est parce que nous pensons que le gratuit dévalorise le produit que Prodiris ne réalise aucun travail gratuitement. Et pour en revenir au début, un site internet gratuit ? oui… mais à quel prix ? Car au final, compte tenu de la période d’engagement, combien coûte l’hébergement ?

« Tout ce qui est gratuit vaut le prix que vous l’avez payé » (Robert Heinlein – Assez de temps pour vivre)

Alain Bonnet

Ceux qui sont en retard sont de meilleure humeur que ceux qui les attendent !

Samedi 21 avril 2007

Ne vous est-il jamais arrivé d’attendre un rendez-vous qui n’arrive pas ? Nous, oui ! Outre le fameux quart d’heure toulousain, il y a parfois la demi-heure insolente, ou carrément la non-venue sans explications. Et sans excuse.

A quoi cela est-il dû ? Aux cadences névrotiques imposées à des agents commerciaux, ou tout simplement à un manque de savoir-vivre ? A un oubli des règles élémentaires de politesse ou à une inquiétante désinvolture?

On pourrait, par indulgence, attribuer ces « retards » à une lenteur chronique. Pourquoi ce Re-Tard ?. « Tard » du latin « tarde » évoque la lenteur. « Re », forme réitérative, ne fait qu’amplifier le malaise de celui qui attend.

Conclurons-nous pour autant que ces personnes souffrent d’une lenteur chronique, inébranlable et conquérante ? Certes pas. Quitte pour certains à se comporter en vedette américaine. Le retard pathologique ou tout simplement gougnafier devient une seconde nature, une signature.

Pour Prodiris, la ponctualité signe ses prestations. Que ce soit l’heure fixée pour un rendez-vous ou les délais de remise de nos travaux, négociés d’un commun accord avec notre client, pour nos prestations. Le respect de nos engagements, c’est le respect des hommes de l’entreprise ou de la collectivité territoriale qui nous confient une mission.

« L’exactitude est la politesse des rois. » asséna Louis XVIII. Alors, soyons royaux !

Alain Bonnet

Illusions et vérité

Dimanche 21 janvier 2007

Jusqu’au 29 avril 2007, se tient au Palais de la Découverte à Paris l’exposition : « Illusions, ça trompe énormément ». Tant visuelles, qu’auditives ou tactiles, les illusions sont démystifiées de façon ludique par des installations reproduisant ces phénomènes. Un site internet retrace le parcours du visiteur ; vous pouvez le voir en cliquant ici.

Illusions. Est-il possible de vendre des illusions ? Peut-on succomber au pouvoir de l’illusion ? Il faut le croire au vu des pratiques de certaines web agencies qui vous proposent un site internet gratuit. Vous ne payez que l’hébergement… pendant 4 ans. Là, on commence à se dire que si l’illusion est un pétale de rose, la réalité risque de se métamorphoser en épine.

Poussons un peu plus loin le raisonnement. Votre site internet sera réalisé à l’étranger, en même pas une heure, selon une structure bien définie, bien cadrée, donc on va seulement changer la couleur, ajouter votre logo (si, si, vous y avez droit !), bref pas trop d’effort au niveau du cortex ! Vous perdrez encore là une part de vos illusions et avancerez à grands pas vers la vérité : « une illusion de moins, c’est une vérité en plus ». [Alexandre Dumas, fils].

Vous avez encore des illusions ? Alors si l’on vous dit que ce genre de société ne possède pas une seule licence pour exploiter ses logiciels, si l’on vous dit que les sites réalisés le sont au mépris des normes qui régissent ce type de réalisation, si l’on vous dit que l’hébergement n’est en fait qu’une location contractée auprès d’une société de crédit (environ 5 000 à 9 000 €), l’illusion aura certainement perdu tout son pouvoir. Une fois de plus, nous aurons la preuve, si besoin était, que le « gratuit » n’est pas toujours payant.

« Les illusions perdues sont des vérités retrouvées. » [Multatuli]

Alain Bonnet